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Lexique

Le certificat de capacité

Article 276-3 du code rural: chapitre IV:

La gestion d'une fourrière ou d'un refuge, l'élevage, l'exercice à titre commercial des activités de vente, de transit ou de garde, d'éducation, de dressage et de présentation au public de chiens et de chats font l'objet d'une déclaration au Préfet et sont subordonnés à la mise en place et à l'utilisation d'installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale pour ces animaux; ils ne peuvent s'exercer que si au moins une personne, en contact direct avec les animaux, possède un certificat de capacité attestant de ses connaissances relatives aux besoins biologiques, physiologiques, comportementaux et à l'entretien des animaux de compagnie. Ce certificat est délivré par l'autorité administrative, qui statue au vu des connaissances ou de la formation, et notamment des diplômes ou de l'expérience professionnelle d'au moins trois ans des postulants.

 

Le transport d'animaux vivants

Article 277 du code rural:

I. - Toute personne procédant, dans un but lucratif, pour son compte ou pour le compte d'un tiers, au transport d'animaux vivants doit recevoir un agrément délivré par les Services Vétérinaires placés sous l'autorité du Préfet.

II. - Est puni d'une peine de six mois d'emprisonnement et de 7500 € d'amende le fait de transporter des animaux sans détenir l'agrément prévu au I.
III. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions de délivrance, de suspension ou de retrait de l'agrément et les règles applicables au transport des animaux vivants.

 

L'identification des animaux de compagnie

Article 276-2 du code rural: article 12:

Tous les chiens et chats, préalablement à leur cession à titre gratuit ou onéreux, sont identifiés par un procédé agréé par le ministre de l'agriculture. Il en est de même, en dehors de toute cession, pour les chiens âgés de plus de quatre mois.       L'identification est à la charge du cédant.

Décret du 28 août 2008:

Est puni d’une amende de 4ème classe, le fait de détenir un chien né après le 6 janvier 1999, non identifié.

 

La méthode d'éducation

L'éducation du chien est indispensable pour lui donner l'opportunité de s'adapter à notre mode de vie avec le moins de stress possible. Cette adaptation doit se faire avec l'aide de son maître guidé par un professionnel du chien qui lui apprendra à comprendre les comportements du chien, à décoder son langage, à découvrir ce qui l'attire et ce qu'il peut craindre. 

La familiarisation aux humains et la mise en place d'une hiérarchie sont impératives dans l'existence quotidienne, le chien doit apprendre à reconnaître les leaders du groupe familial (la meute), mais hiérarchie ne veut pas dire soumission ni autoritarisme.

L'exclusion des contraintes entraîne l'exécution rapide et joyeuse des exercices demandés: "tout individu travaille d'autant mieux que la motivation est grande et que la récompense est bonne, et bien plus efficacement que sous la contrainte".

 

 

Le travail en Coaching

 

Les incompréhensions dans la communication engendrent une mauvaise adaptation de l'animal dans son foyer le conduisant dans un état d'anxiété ou de dépression. Il s'installe en lui des anomalies qui se transforment très vite en comportements indésirables, grognements, morsures, souillures et destructions.

Il est impératif de construire entre le maître et son chien une bonne relation résultante de la mise en place d'une bonne entente et d'un respect mutuel, c'est pourquoi c'est vous, le leader, qui devez éduquer votre chien avec l'aide d'un Coach en éducation canine pour garantir le succès, il vous guidera dans la pratique et vous transmettra la théorie dont vous avez besoin.

 

Les principes du conditionnement

Le conditionnement répondant ou classique
Processus par lequel les individus acquièrent des réflexes comportementaux qui sont des réponses involontaires ou automatiques qui échappent à sa volonté, le comportement est "déclenché" et non "produit"; le chien n'agit pas mais réagit.
Exemple: A la vue de la friandise, il se met à l'assis (réflexe déclenché par la vision de la friandise).

 

Le conditionnement opérant
Cette forme de conditionnement crée une association entre une réponse (un comportement) et un stimulus qui suit (une conséquence). Le comportement est "produit" plutôt que "déclenché".
Exemple: il se met à l'assis pour demander une récompense (qui n'est pas visible), le chien agit plutôt qu'il ne réagit. Avec ce processus d'apprentissage c'est le comportement (assis) qui fait apparaître une conséquence (la récompense).

L'idée de base du conditionnement opérant est que le comportement peut être modifié par les conséquences qu'il entraîne.
Il y a 4 façons de modifier un comportement en conditionnement opérant :
- le terme "punition" doit être considéré ici comme le contraire de renforcement et non dans sa définition générale.


Renforcement positif (ajouter): On ajoute quelque chose pour augmenter les probabilités qu'un comportement se répète, il faut donc ajouter quelque chose d'agréable: Exemple: Le chien s'assoit à la demande de son maître , on donne une récompense (on ajoute quelque chose d'agréable pour que ce comportement se reproduise ultérieurement).
 

Renforcement négatif (soustraire): On retire quelque chose pour augmenter les probabilités qu'un comportement se répète, il faut donc retirer quelque chose de désagréable: Exemple: Le chien s'assoit à la demande de son maître, on cesse d'exercer la pression sur ses fesses avec la main (on soustrait quelque chose de désagréable pour que ce comportement se reproduise ultérieurement).
L'une des lois qui régissent les concepts de base du renforcement est l'extinction. Si un comportement n'est pas renforcé de temps en temps, même après avoir été conditionné, il s'éteindra graduellement ou changera.

 

Punition positive (ajouter): On ajoute quelque chose pour diminuer les probabilités qu'un comportement se répète, il faut donc ajouter quelque chose de désagréable: Exemple: Le chien saute sur les gens, on le déséquilibre (on ajoute quelque chose de désagréable pour que ce comportement ne se reproduise plus).
 

Punition négative (soustraire): On enlève quelque chose pour diminuer les probabilités qu'un comportement se répète, il faut donc retirer quelque chose d'agréable: Exemple: Le chien saute sur les gens, on le fait sortir pour l'empêcher de recevoir d'éventuelles caresses (on soustrait quelque chose d'agréable pour que ce comportement ne se reproduise plus).

Ces quatre principes peuvent être combinés entre eux pour obtenir, maintenir ou éliminer des comportements.

 

 

L'Eveil du chiot

 

La première chose qui frappe lorsqu'on assiste à une séance d'éveil du chiot, c'est l'aspect ludique car les maîtres s'amusent autant que les chiots. On est surpris de voir que des chiots à 3 mois peuvent très vite acquérir une éducation de base, le jeu semble avoir une dimension magique pour favoriser les apprentissages; tout est permis, en apparence, car à l'éveil du chiot on ne néglige pas les autres aspects qui influencent le développement comportemental.
La période sensible s'étend de 2 semaines à 3 mois, la socialisation se termine, le chiot doit avoir pris connaissance de son espèce et doit se familiariser à celles avec lesquelles il doit vivre en bonne entente; on va lui apprendre la résistance au stress afin qu'il puisse se construire un référentiel des stimulations visuelles, acoustiques, tactiles, olfactives et gustatives auxquelles il sera confronté plus tard. Des carences dans les stimulations, la socialisation et la familiarisation pendant cette période laissent des traces dans l'émotionnel et le relationnel, par exemples:
1) Le manque de stimulations ne va pas permettre une bonne homéostasie sensorielle, engendrant peut être plus tard la peur de l'orage, des feux d'artifice, des coup de feu, du parapluie, etc
2) Une mauvaise hiérarchisation dans sa famille humaine entraînera des conflits qui auront pour effet d'entraver ou d'empêcher une bonne relation; situation pouvant déboucher sur une agressivité compétitive.

 

Les acquisitions importantes

La socialisation:

Processus par lequel un chien apprend à côtoyer le autres chiens, à se situer par rapport à eux.

 

La familiarisation:

Processus par lequel un chien apprend à côtoyer les autres espèces dont l'homme, à trouver sa place dans un groupe fait  de différentes espèces d'individus.

 

La sociabilité:

Processus qui consiste à apprendre au chien à vivre dans le monde qui l'entoure, à adopter le comportement qui convient à chaque situation en l'habituant à son environnement.

 

L'homéostasie sensorielle:
C'est la faculté de réagir aux évènements à travers du filtre sensoriel. Chacun possède un seuil de sensibilité, un seuil de réactivité individuel exemple: la piqûre, certains vont tourner de l'oeil tandis que d'autres continueront à siffler gaiement. C'est l'autorégulation des émotions et des actions déclenchées par des stimuli perçus par les sens.

Le seuil de réactivité du chiot se met en place avant 4 mois, en fonction des stimulations de son environnement, le chiot va placer plus ou moins haut ce seuil qui lui servira de référence pour toute la vie. Pour mieux comprendre, faites ce petit test: laissez tomber votre trousseau de clefs sur le sol à 50 cm du chiot, celui-ci va sursauter; recommencer une deuxième fois, sa réaction devrait être plus faible et à la troisième fois le chiot ne réagit quasiment plus, cela signifie que son filtre sensoriel a fonctionné et n'a plus transmis d'alerte au centre des émotions. Il s'agissait là de l'exemple d'un bruit mais le filtre sensoriel fonctionne de la même manière pour tous les sens.

Le syndrome de privation sensorielle:
Trouble du comportement, c'est l'incapacité du chien à gérer correctement les informations sensorielles. Résultat d' une insuffisance de stimulations sensorielles au cours du développement du chiot qui, n'ayant pu apprendre à connaître correctement et suffisamment son environnement, devient incapable de s'y adapter par la suite. Le traitement, selon le stade observé, peut consister en une prescription de médicament par un vétérinaire accompagné d'un traitement comportemental, d'un traitement de détachement ou par l'enrichissement du milieu.

La hiérarchie et non l'autoritarisme:
Les propriétaires de chiens savent que, s'ils veulent se faire entendre de leur animal, ils doivent avoir sur lui une certaine autorité. Malheureusement cette notion est souvent mal comprise et confondue avec celle de rapport de force et d'agressivité. Résultat soit les maîtres crient constamment après leur chien ou pire utilisent des moyens coercitifs physiques pour l'obliger à obéir, soit ne voulant pas avoir ce type de rapport conflictuel avec leur compagnon à quatre pattes, ils décident tout simplement d'abdiquer et tant pis si celui-ci n'en fait qu'à sa tête.

La première méthode est non seulement cruelle puisqu'il faut "briser" la personnalité du chien, mais également néfaste car elle peut engendrer des troubles comportementaux allant de l'agressivité offensive ou défensive à la prostration.

Utiliser la deuxième solution qui est sensée rendre le chien heureux en le laissant agir à sa guise: c'est se tromper lourdement En effet, lorsque l'on cède à certains de ses caprices pour éviter le conflit, malgré ce que l'on peut croire, on place le chien dans une position bien inconfortable, celle de leader, par contre, contradictoirement à d'autres moments on va exiger qu'il obéisse comme un subordonné. Ces deux positions, leader et subordonné, sont incompatibles, et vont créer chez l'animal incompréhension et frustration: c'est la porte ouverte à toutes sortes de problèmes comportementaux; pour tenter d'assumer sa position ou de soulager son inconfort le chien peut, dans certains cas, adopter des comportements de défense, de fuite ou de compensation, qui sont jugés "indésirables" par le maître.

Il n'est pas nécessaire de faire preuve d'autoritarisme, il suffit de mettre en place une bonne relation affichant clairement la position de leader du maître.

Contrôle de la morsure :
L'inhibition de la morsure s'acquiert entre 2 et 3 mois et demi pendant la période de développement dite sensible, au sein de la portée la mère du chiot pratique ce qu'on appelle la "prise en gueule" qui sert à fermer la gueule du chiot pour qu'il arrête de mordre. Durant les jeux entre frères et soeurs, lorsqu'il y a morsure, le chiot mordu va pousser un cri aigu qui stoppera instinctivement le chiot mordeur et aura pour effet de mettre fin au jeu , par contre si le petit mordeur ne s'arrête pas, soit il se fera mordre en retour par sa victime, soit la mère interviendra et le jeu sera également terminé. Petit à petit, le chiot apprend que mordre signifie l'arrêt du jeu donc du plaisir (arrêt du jeu; punition négative, voir ci dessus).

Quand le chiot arrive dans sa famille humaine, les humains ne vont généralement pas pousser ce cri de douleur ni se détourner du petit qui mordille, au contraire on va le complimenter pour ses merveilleuses petites dents pointues qui font de magnifiques petits trous, celui-ci va donc continuer et petit à petit les mordillements envers les vivants vont s'intensifier ainsi que la destruction des objets, puisque les pattes de meuble et les livres ne poussent pas de cris et ne lui résistent pas; cette "coopération des victimes" façonne un chien destructeur voir même mordeur. 

 

L'Agility

Cette discipline, créée en 1977 en Angleterre, était à l'origine un spectacle visant à divertir les visiteurs de la plus grande exposition canine d'Angleterre: la Cruft. En 1979 un règlement est édité, L'Agility devient une course d'obstacles qui dans son principe s'apparente à celui du jumping équestre dont les obstacles doivent être franchis dans un temps fixé au début de la compétition et où toute faute (tombé, refus) entraîne des pénalités; le défi est donc de faire d'abord un minimum de fautes et ceci en un minimum de temps.
L'essor de cette discipline en France commence par l'élaboration d'un projet de règlement en octobre 1987 qui sera homologué en janvier 1988 par la Société Centrale Canine.